Karakachan


L'objectif n'est pas de présenter encore une fiche de race sur le chien Karakachan comme il en existe de multiples sur d'autres sites. Le chien Karakachan raconte bien plus par son histoire, le lien qui peut l'unir à l'homme dans son évolution au cours des millénaires. Dans le développement de l'agriculture, du bétail ou de l'influence qu'il a peut avoir sur la présence du loup...

 Nos pays industrialisés nous ont fait oublier nos racines. Ce que faisaient nos ancêtres dans
l' utilisation et leurs relations avec les animaux, et pourquoi ils le faisaient. Même si le degré de connaissance du fonctionnement animal qu'ils pouvaient avoir à l'époque étaient des plus dérisoires, cela s’avérait toujours plus utile que ce que l'homme fait aujourd'hui avec les animaux. Et même s'ils semblaient ou avaient des préoccupations beaucoup plus simple et terre à terre que celle que nous pouvons avoir aujourd'hui. En attendant, ces races locales qu'il nous ont façonnés au cours de centaines sont précieuses et sont un patrimoine de notre humanité d'Européen. Du fait qu’elles sont parfaitement adaptées aux conditions dans lesquelles elles vivent depuis des siècles, à la suite d'une sélection naturelle ou artificielle.

 Le mouton, le chien et le cheval Karakachan font partie des races d’animaux domestiques les plus anciennes d’Europe. Elles ont été conçues en Bulgarie et sont le résultat d’un mélange de races très primitives qui appartenaient à des bergers nomades, les Thraces. Les Thraces habitaient approximativement sur les territoires qui corresponde à ce jour au Sud de l'actuelle Roumanie, la Moldavie, la Bulgarie, le Nord de la Grèce, la partie européenne de la Turquie et l'Anatolie. Depuis leur formation, les peuples thraces ont bénéficié d'un contexte culturel autochtone dû à l'héritage d'une civilisation depuis longtemps disparue, mais qui précède celles de l’Égypte et de la Mésopotamie. Ils parlaient une langue proche de celle des Pélasges , population qui précéda les Grecs et qui habitait le Sud de la péninsule des Balkans. Le culte du cavalier thrace était aussi très rependu, attesté dans des centaines de sanctuaires et sur des milliers d'artéfacts.
 
Les races de moutons, de chiens ou de chevaux Karakachan ont été sélectionnées au cours des siècles d’une façon totalement interdépendante les unes des autres et dans des circonstances qui ne pourront plus être répétées. Ces animaux ont développé une grande vitalité et une énorme faculté d’adaptation à différentes conditions de vie. Ils ne sont presque jamais malades et se contentent d’une nourriture de base.

Ces races locales comme le mouton Karakachan sont résistantes aux maladies et aux changements climatiques. Il occupe une place de choix dans cette liste, car c'est le plus proche de l’ancêtre sauvage des moutons domestiques, le mouflon européen, et une des sous-espèces ovines les plus anciennes en Europe. Il est le descendant du mouton « tsakel » des Thraces de l’antiquité qui étaient connus pour leurs troupeaux. Ils vivent en parfaite harmonie avec leur environnement naturel, ils ont un corps robuste, de bonnes proportions et une force incroyable.

La richesse génétique de ces races de chien, de mouton et de cheval sont indissociable et s’avère très importante, car elles sont uniques dans ces conditions locales très spécifiques. Leur valeur économique est vitale pour ces habitants, dans ces régions montagneuses dont la productivité agricole est médiocre. Les moutons Karakachan sont adaptés aux longues marches sur des sentiers accidentés et souvent plutôt vertigineux. Leur laine est utilisée pour la fabrication de produits locaux traditionnels. Le cheval Karakachan est toujours irremplaçable sur les sentiers montagneux. Ces chevaux permettent de descendre du  de la montagne pour la population locale, sans pour autant endommager l’écosystème de la forêt et de garder un lien social entre les populations.

Le chien Karakachan fut jadis la meilleure protection contre les prédateurs de toutes sortes. Ils ont accompagné les tribus nomades dans leurs migrations saisonnières. Il en a résulté le développement de plusieurs types de chiens. Le chien Karakachan, une race dont les ancêtres ont commencé à se développer vers le 3e millénaire avant J.-C. Semblable à d'autres races anciennes, l'origine précise du Chien Karakachan est inconnue. Cette race, semblable à d'autres molosse turque et des Balkans est censé être descendu de l'ancienne Asie centrale et de Dogues du Tibet. Cette ascendance fait du chien Karakachan un proche cousin du Akbash Turque et Karabash et du chien de montagne des Carpates. Cette race est étroitement liée au Karakaya, un type rare de chien de travail de montagne Turque, étant donné que le nom "karakacha" a une origine turque qui signifie fugitif noir.

Sans aucune exception, ils sont tous dévoués corps et âme à leurs propriétaires. Très territoriaux, ils démontrent bien leur indiscutable compétence. Leurs qualités inégalées de chien de protection de troupeau sont légendaires dans le folklore bulgare, qui cite certains bergers qui possédaient jusqu'à 12.000 moutons dans un seul troupeau, avec 100 chiens pour sa protection. Depuis toujours les Bulgares sont culturellement conscients et savent que le bétail doit être abordée avec prudence chaque fois qu'un chien est autour. Ces chiens longs et grossiers revêtus d'une fourrure dense sont connus pour leur agressivité envers les carnivores. Les chiens Karakachan ont un régime végétarien à base d'avoine et de blé mélangés avec peu de lait. En raison de ses qualités exceptionnelles, le Chien Karakachan est considéré comme une légende bulgare. Malgré son poids, sa taille, que cela soit un chien de travail vivant en extérieur, dans toutes les conditions climatiques, il n'a aucun problème de santé chronique et peut vivre jusqu'à 14 ans.

Karakachan ont également été utilisés dans l'armée bulgare jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Ils ont commencé à devenir en voie de disparition en Bulgarie autour de 1957. Le gouvernement communiste ayant nationalisé les fermes d'élevage. Devenant inutile, ils ont été laisser errer librement. Les communistes ont alors lancé une campagne d'extermination contre ces chiens, en les tuants pour leurs fourrures. Un petit nombre ont été sauvés par quelques agriculteurs.

Maintenant, protégé par des programmes de conservation, ils vivent dans les montagnes bulgares, gardent les troupeaux des loups et des ours. La population de cette race de chien augmente et permet par sa présence quelque chose de très important, la protection et la préservation de prédateurs comme le loup ou l'ours.



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